Les poèmes d'amour de Claudius

Chambres et alcôves

Chant de nuit des alcôves
les rideaux qui les cachent
Des effluves de roses
des parfums d'une nuit

Les corps enchevêtrer
Dans le brouillard des amours
Couvert de rosée

Amants d'une nuit blanche
dans ce dédale sans fin
Juste l'instant d'une faim
pour aboutir enfin

Lumière qui éclaire les corps
jusqu'au petit matin
S'imprégnant du décor

Couleur de l'arc-en-ciel
au soleil qui irise
Pour une journée de pluie
nuages qui cachent le ciel

Les amants d'une nuit
coucher sur un drap blanc
Pour se faire une vie

A l'horizon les lueurs
dés le lever du jour
Pour éliminer les peurs
de cette nuit d'amour 

S'enfuir comme l'eau
dans le fond des ravins
Dans un ultime repos

Le vent brûle les corps
s'apaise avec le temps
Du crépuscule à l'aurore
pour ce nouveau printemps

Claudius le 16 septembre 2000

Mon amour est parti

Mon amour est parti 
Faire une triste guerre
Celui que j'aimais tant
Mais c'est déjà hier

Et c'était lui le seul
Que j'avais de naguère
De mes yeux je pleurais
Les larmes de mes nuits

Ce jour il faisait froid
Un froid terrible qui transi
Je ne pouvais rien faire
J'étais seule sans abri

Mon coeur battait si fort
Ce n'était que d'ennui
L'attente dans mes sommeils
Tous mes rêves d'une vie

Mes espoirs de le revoir
Ce sont tous évanouis
Je ne te retrouverai pas
Tu seras parti dans l'oubli

Je ne pouvais le croire
Je n'avais plus de rire
Ne plus sentir ta chaleur
Près de mon corps en vie

Des années ont passé
Sans entendre ta voix
J'avais cru t'apercevoir
Une ombre dans la nuit

Mes tristesses étaient là
Accrochées à mon coeur
Pleurs et mélancolies
Étaient dans mon esprit

A présent je suis seule
Sans pouvoir t'oublier
Mes angoisses me rongent
Rendant terne ma vie

Claudius le 3 février 2003



Demoiselle

Où vas-tu jolie demoiselle ? 
Trop vite tu vas dépliant tes ailes
Légère fine comme une plume
Attendant cet instant de brume
Tendre demoiselle

Voyageant comme un oiseau blanc
Recouvert d'un duvet blanc
Tu découvres dés cet instant
L'amour qui est là qui t'attend
Tendre demoiselle

Tu tends les bras pour le prendre
Celui qui voudrait t'apprendre
Mais tu n'oses pas dire un mot
Seulement un murmure, un do
Tendre demoiselle

L'amant il viendra c'est le tien
Celui des contes des légendes
Apaisera entièrement ta faim
Te parlant en te tenant par la main
Tendre demoiselle

Tu l'amèneras près des dunes
L'endroit qu'éclaire la lune
En te laissant tendrement bercer
Lui réclamant des baisers
Tendre demoiselle

Les vagues de la mer t'emporteront
Loin de ce monde t'entraîneront
Pour avoir des tendresses d'amour
Qui dureront pour toi toujours
Tendre demoiselle

Claudius le 17 janvier 1977

Belle du temps 

Belle tu es comme un printemps
Belle comme tes vingt ans
Belle tu cours aux quatre vents
Oubliant tout dès cet instant

Belle tes murmures sont de passion
Belle à nos appels tu réponds
Belle tu vibres de tant d'espoirs
Aimant de toute ta raison

Belle dans ce vertige tu t'évades
Belle dans ton sommeil tu dérives
Belle dans cadence tu t'emballes
Écoutant le bruit des cymbales

Belle ne te lasse pas d'aimer
Belle de l'amour tu jouis
Belle fait cette éternelle ronde
Courant à travers ce monde

Belle garde ce souvenir
Belle rêves de cet amour
Belle surtout ne t'arrête pas
En répétant cette chanson la

Belle ce temps est pour toi
Belle tes yeux sont doux
Belle toi qui rends les êtres foux
Brillant est ton regard

Belle vit intensément ces instants
Belle c'est ainsi que passe la vie
Belle douce tu es comme le vent
Belle tu es la belle de ce temps

Claudius le 25 avril 2003

Être ton prisonnier

Sans barreaux sans serrures sans clés
Devenir ce condamné pour aimer
Dans un silence complet d'éternité
Pas un mot seulement te regarder

Entendre tes soupirs tant rêver
Te donner ma tendresse inavouée
Temps fous qui n'ont pas cesser
Ces moments merveilleux les ressasser

Vers le ciel ou mon esprit voyage
Parcourir les lointains paysages
D'un monde à l'autre sans nuage
Etre là près de toi comme un mage

Des larmes coulent sur mes joues
Lente j'en deviens presque fou
Elle sont prisonnière sous ton joug
Le vent ne les assécheront pas toutes

Je suis prisonnier de toi de mes raisons
Etre en attente de mes déraisons
Ce lien qui me lie à ton coeur
Sans compter les secondes les heures

Tout devient une infernale obsession
Une musique douce joue indéfiniment 
Elle est toujours sur la même partition
Elle ne s'arrêtera qu'à la fin des temps

Etre ton prisonnier à chaque instant
Etre pris dans ton coeur longtemps
Etre bercé par tes mots de tendresse
Etre affolé de tes divines caresses

Etre simplement ton unique prisonnier
Sans barreaux sans serrures sans clés

Claudius le 11 mars 2002

Merci beaucoup de tes magnifiques poèmes Claudius !

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