Les poèmes d'Amour d'André Julien 

Dis-lui

Dis lui si tu la vois que je pense à elle 
Je veux seulement qu'elle sache... 
Dis-lui que l'amour est une chose qui est belle et horrible à la fois 
Dis-lui à quel point j'ai mal 
Dis-lui que je l'aime encore, même si c'est inutile. 
Ne lui parle pas de mes larmes. 
Non je t'en prie ne prononce même pas le mot 
Elles ne feraient que devenir plus lourdes et tranchantes 
Ne lui dis pas aussi que tu me vois trembler souvent 
Ne lui raconte pas je... Souris-lui pour moi. 

Dis-lui qu'elle est ma vie et mon tourment 
Dis lui simplement que je l'aime... 
Crie-le pour moi je t'en prie 
Fais-le, je n'en ai plus la force tu sais 
Je suis sans âme et mon coeur ne peut en supporter d'avantage 
Ne lui dis pas que je ne mange plus.. 
Dis-lui que j'ai engraissé et que j'ai l'air bien 
Ne lui parle pas de mes nuits à regarder la fenêtre 
Ne lui dit pas que je gémis de tout mon être. 

J'ai su dès notre premier regard que toute ma vie allait chavirer 
Qu'un jour j'allais vivre une chose si belle 
Un bel amour vécu au grand jour 
Dis-lui simplement que je ne peux l'oublier 
J'aimerais tellement qu'elle soit près de moi 
J'aimerais la prendre dans mes bras et l'embrasser comme autrefois 
Juste un peu, juste nous deux 
Dis-lui-toi mon seul ami 

Dis-lui à quel point son départ m'a brisé 
Dis-lui que je l'attends des nuits entières à la fenêtre 
Dis lui que je l'aime 
Dis-lui...

André Julien, 26 mai 2002

Passion

L'amour 
Deux corps
Le soleil chaud d'un été troublant 
Voilà ce qui s'appelle la passion je pense 

J'y crois aussi
J'y croirai jusqu'à ma mort car je l'ai vécu
Avec toi, ensembles
Près de la mer sur une plage

Des heures et des nuits 
Des semaines, des étreintes 
Des nuits, des caresses 
Des jours entiers à se faire bronzer 

L'inquiétude d'un regard
La sensualité de tes lèvres
Ton coeur battait pour moi
Le mien s'enivrait de toi 

Je me souviens aussi de ton corps chaud
De tes mains qui me prenaient
En me faisant vivre l'illusion 
D'un bonheur volé 

Je me souviens de moi aussi 
De mes sentiments si forts 
Qu'ils se changeaient parfois en douleurs 
Des émotions inlassables de l'amour pur 

Je vois encore ton sourire 
Tes yeux doux et ton parfum insondable de mystère
Tes épaules douces et tes seins discrets se collant contre mon torse
C'était si beau chérie, si bon aussi... 

J'imagine encore tes cheveux 
Ton cou, tes bras, tes hanches affolantes.. 
Tes mains et tes fesses qui me faisaient perdre la tête 
Tes jambes qui se mêlaient aux miennes dans un rituel obscène 

C'est çà la passion mon amour 
C'est de ça que l'on parle quand on parle de nous
D'un amour fou
D'un amour beau 
D'un amour qui rend jaloux

On jase de notre Amour bel ange 
D'un amour et d'une passion 
D'une passion folle et étrange
D'un amour à perdre la raison 

André Julien, 18 décembre 2001 

À l'ombre de la rose

Pour un instant laisse-moi t'aimer...
Un bref moment donne-moi ton coeur... 
Tiens dans tes mains les jours à venir... 
Donne-moi un refrain que je chanterai...
Pour que l'amour soit réinventé..
Jamais il ne faudra oublier...
Oublier et perdre le souvenir 
Que les gens heureux aiment s'unir...
Pour des heures et des jours... 
Quatre, six et mille sûrement. 

Égratigne-moi de caresses et de baisers.. 
Ne laissons jamais les larmes nous bousculer.. 
Ne chavirons pas sur les heures passées...
Les heures et les moments où pour s'aimer il fallait s'aimer... 
S'aimer si fort que nos coeurs s'absentent 
Pour des ailleurs d'incertitudes...

Il y a sur cette terre des amours qui font mal... 
Qui déchirent sans être capable de tout rapiécer...
Qui laissent valser les soupirs et couler les larmes...
Il y en a même qui bercent le coeur jusqu'à ce qu'il soit meurtri...

D'autres qui insidieusement font trembler l'âme
Jusqu'au délice et la peine en même temps... 
Il existe même des paroles qui se morfondent 
À l'intérieur de ceux qui s'aiment...

Qui se perdent des fois comme un coulis de silence étouffé...
Comme aussi une passion longtemps refoulée...
Comme une émotion difficile à comprendre...
Il y a des gens qui s'aiment... 
D'autres qui s'adorent...

Des chansons parlent d'eux, de leurs amours..
Des frissons défilent en couplets... 
Des émotions basculent sans raison...
Des amants s'expriment sur un morceau de violon... 

Prend dans ta main ce soir mon coeur...
Fais-en ce que tu veux...
Il est à toi, à nous maintenant... 
Je te le donne en échange...
En échange d'une caresse et d'un baiser... 
D'un peu de sagesse pour t'aimer...

Prend dans ton coeur ce soir...
Mon âme et ma bonté...
Ne laisse pas s'échoir mes larmes sur des rivages inconnus. 
Ne laisse pas l'orage emporter tous nos présages..

Laisse ton coeur ce soir mon amour...
Laisse ton coeur venir vers moi...
Laisse ton coeur ce soir mon trésor...
Laisse ton coeur se joindre au mien... 

Donnons à l'amour cette nuit... 
Donnons aux paroles du coeur la plus belle des mélodies... 
Laissons nos pas guider cette danse... 
Collons nos coeurs l'un contre l'autre sans parler...

Juste à se regarder les yeux dans les yeux, dansons...
Dansons ensembles avec passion sur cette belle musique...
Prend dans ton coeur ce soir...
Mon moi le plus profond...
Tu verras c'est promis... 
Tu verras bien chérie que le bonheur est sérieux...
Quand on lui demande de gérer nos vies...

Viens avec moi mon amour..
Viens danser ce soir à mes cotés...
Entend l'orchestre qui veut nous jouer...
Un air d'amour dont on va jaser...
Viens me serrer contre toi pour ne pas m'oublier...
Pour ne jamais oublier chérie... 
Que l'amour nous unit... 

Viens trésor je te dis...
Amène avec toi tes mots gentils...
Emporte avec toi tes baisers chéris... 
Ne donnons pas raison à la vie... 
N'écoutons rien de ce qu'elle dit.. 
N'écoutons seulement que nos regards...
Écoutons ensembles ce refrain gentil... 

C'est à l'ombre de la rose...
Que se cache depuis toujours... 
Le verbe et la prose... 
Des amours sans détour... 

Elle est noble et juste la séduction...
Elle est belle la cause du juste amour.. 
Elle est belle cette vie...
Quand l'amour et l'émotion...
Chantent avec passion... 

Le rêve de toute une vie... 
C'est à l'ombre de la rose... 
Que je serai pour t'embrasser... 
C'est à l'ombre de la rose chérie... 

Que nos coeurs vont chavirer...
C'est à l'ombre de la rose...
C'est à l'ombre de cette fleur...
Que pour le plus grand des bonheurs 
Chérie, je t'offre mon coeur...

André Julien, octobre 2001 

J'ai besoin de toi

La mer avait semblé cette soirée-là comme la rose qui se meurt.
Elle reflétait tel le miroir des anges le visage du ciel et des étoiles 
Au loin le vent doux du sud annonçait une nuit chaude et timide 
Une nuit qu'allait marquer le temps... 
Une nuit à s'aimer... 

Tu avais mis pour me plaire ton doux parfum 
Tes yeux brillaient comme ton coeur 
Tes lèvres et ton sourire m'enivraient 
Une musique jouait en sourdine et tu m'avais invité à danser 
Je me rappelle mon trésor... 

J'avais fermé les yeux l'éternité de cette danse. 
Je m'étais abandonné à toi et mon coeur...
Mon cœur mon amour, se rappelle ce jour, de cette nuit...
Comme la plus belle des nuits.
Sous les étoiles aussi... 

Tu m'avais dit à l'oreille des mots sincères
Des mots d'amour, des mots gentils. 
Et, dans mes yeux tu avais vu ma vie à venir 
Tu y avais vu ton doux visage et ton sourire 
Te souviens-tu mon ange de nos ébats
De nos caresses et nos baisers

De cette belle nuit voilà si longtemps
De ce doux souvenir il y a cinquante ans de cela
De cette belle nuit d'amour chérie 
Où pour la première fois nous étions devenus amants 
Tu sais... Même si le ciel t'a enlevée à moi mon amour... 

Dans ma solitude et dans mes rêves de vieillard 
Je pense toujours à toi... 
Et j'espère... 
J'espère à chaque jour mon amour 
Que Dieu m'emmènera près de toi... 
Tout près de toi... Pour toujours. 

Je t'aime 
Depuis toujours 
J'ai besoin de toi 
Je t'aime. 

André Julien, 12 décembre 2001 


J'ai su que j'allais t'aimer

C'est en te caressant la joue que tout a commencé 
Dès cet instant j'ai su que j'allais t'aimer 
Que mes heures et mes jours à venir n'allaient avoir de sens que toi 
Ta peau m'était apparue si douce, comme un nuage on aurait dit 

Je me souviens de cette pluie fine qui tombait 
Un vent d'automne avait soufflé sur nous comme un assaillant stupide 
Comme si la nature s'opposait à notre amour naissant 
Mais rien mon amour, rien n'avait pu m'empêcher de t'embrasser... 

Savais-tu chérie qu'au moment ou mes lèvres 
Tendrement ont touché les tiennes... 
Que dès ce moment précis ou l'étincelle de l'amour allume le coeur 
Que le monde pour moi a vacillé 
Que ma vie n'a plus jamais été la même... 

Je pense que nous nous étions embrassés de longues minutes 
C'est le plus beau souvenir que je garde de toi bien au fond de moi 
Ce long baiser ou la douceur avait fait de nous le bonheur pur 
C'est ça je pense être heureux dans la vie 

Aimer, aimer, aimer 
Aimer si fort jusqu'à ce que je devienne tout a coup homme et bête 
Je garde de si beaux souvenirs de nous mon amour 
Que je songe souvent à les mettre sur papier 
A les graver à jamais l'un après l'autre 
Jusqu'à ce que ma main ne tienne plus la plume 

Sur des pages blanches que je pourrai noircir 
Avec à la fois mon coeur et mes désirs 
Je t'aime, de la page un à la page mille, je jubile 
De toi j'ai envie chaque jour 
De tes yeux de ton corps et de tes lèvres j'ai ce mal d'amour 

Alors prend soin de toi mon amour 
Garde ton beau sourire pour les moments de passion qui nous habite 
Aime-moi à ta façon mais ne m'oublie jamais 
Même si tu es loin aujourd'hui ne m'oublie pas je t'en prie 

La vie nous a éloignés mais le temps continue à nous bercer 
D'illusions et de rêves mais l'amour est encore présent 
Nos routes se recroiseront un jour j'en suis sur 
Nos coeurs battront de nouveau ensembles au grand jour 

Je t'aime 
Sincèrement et profondément je t'adore 
Tu me manques ce soir et mes souvenirs si beaux me font souffrir 
Comme si parfois j'allais devenir 
Une âme en peine d'avoir aimé

Le coeur en dilemme de mal vieillir. 
Alors voilà mon amour 
La première page est écrite 
Dans ce grand livre comme un discours 
Que je relis à haute voix seul dans mon lit. 

André Julien, octobre 2002 


 
La pire des larmes

C'est en me promenant un soir de jolie lune que tout a basculé. 
La folie c'est une chose, la solitude et l'ennui une autre... 
Mais toi, toi mon amour, tu es tout pour moi... 
Tu es ma folie, ma joie, ma peine... 
Tu es ma vie. 

Tu le resteras toujours je crois car je ne peux vivre autrement 
Qu'en pensant à toi. Je me souviens de toi jusqu'au plus profond 
De mon coeur. J'ai le manque de toi jusqu'au fin fond de mon âme.
Tu me manques à un point tel que ce soir tout semble basculer 
Autour de moi. Savais-tu mon amour que c'est quand le coeur se brise 
En s'écrasant sur lui-même que l'on se rend compte à quel point 
L'amour fait mal. Je ne souhaite cette douleur à personne.
Nul ne devrait vivre ça sur terre faute d'avoir aimer. 

Pourquoi est-ce si difficile de se séparer le coeur en morceaux 
Quand depuis tant de jours il ne faisait qu'un...
Je t'ai tout donné de moi mon amour.
Regarde-moi ce soir chérie, regarde ce que je suis devenu sans toi... 
Le trottoir s'avance vers moi implacablement comme un long serpent solitaire.
La lune pourtant si belle semble verser des larmes sur mon chagrin.
Le vent me nappe d'une fraîcheur qui me lacère le visage 
Comme les griffes du désespoir. 

Je t'aime 
Que puis-je y faire, je t'aime... 
Je ne sais faire que ça aimer mon ange... 
Je suis incapable d'haïr avec mon coeur.

J'ai pleuré de tout mon être chérie, 
Mais ce soir je verse les pires des larmes...
Celles-là je ne veux plus jamais avoir à en verser 
Car elles sont les plus cruelles d'entres toutes... 
Est-ce que tu t'es déjà demandé mon amour ce qui arrivait 
Des larmes qui ne coulent pas... De celles qui n'effleurent pas 
La joue... C'est de ces larmes-là que je suis inondé ce soir... 
De celles qui restent en dedans et qui brûlent le coeur
Comme un acide insidieux... Je sais...
Je sais au fond de moi qu'elles laisseront des marques à jamais... 
Du plus profond de moi je le sais car ça me brûle en dedans. 

C'est terrible mon amour... 
C'est horrible 
Je t'aime 
Et je verse pour toi ce soir la pire des larmes... 
Celle qui en dedans de moi coule comme un drame. 


André Julien, août 2002 

Merci beaucoup André Julien !
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Tous ces poèmes sont copyright de André Julien

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Mise en page  de  Mirage le  4 novembre  2002