.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                    

 

 

 

                                         
                      

 

                                     
                     Que c'est triste les Fêtes !

 

Comme le temps passe vite, j'en reviens pas.
Voici déjà que les Fêtes arrivent à grand pas.

Dire que l'on à peine de passer le fameux faux "bogue de l'An 2000".
Tu sais moi, j'en ai eu très peur de ce maudit bogue-là, alors comme je suis une personne très prévoyante, et même peut-être trop selon l'opinion de certains, bien tu devrais savoir tout ce que j'avais préparé et ramassé "au cas où" comme on dit. Crois-moi, je n'étais pas prête de manquer de quoi que ce soit. A tel point que j'ai encore des provisions un peu partout, et qu'il va m'en rester pour un bon bout encore, je ne sais pas quand je vais finir par passer à travers à moins que...
Une autre tempête de verglas peut-être pour faire changement ?
Non, je ne veux pas être prophète de malheur tu sais mais on ne sait jamais hein ?
En tous cas moi je suis stand by...

Si je te raconte ça, c'est pour te permettre de
mieux me connaître, mais ce n'est pas de ça que j'ai le goût de te parler aujourd'hui, mais plutôt de la fameuse période du temps des Fêtes. La période de l'année que je déteste le plus...
Mais oui ! Ca y est, je l'ai dit...
Plusieurs se diront : "Hein pas elle" ? Mais d'autres eux diront également : "Tiens pareil comme moi". Alors je ne suis donc pas la seule à penser de cette façon.


Pour moi les Fêtes, c'est juste bon pour les enfants et encore là, à condition qu'ils ne soient pas dans la pauvreté. Mais hélas il y a tellement d'enfants qui ne goûteront pas aux joies de Noël, et qui pleureront en silence pour certains. Ensuite, c'est bon pour rassembler les familles, et encore là faut t'il en avoir une famille hein ? Et
à condition que ta famille se parle entre eux aussi.

Moi les seuls Noël dont je garde un bon souvenir, sont vraiment ceux de ma toute jeune enfance. Du temps où mon grand-père maternel vivait, et avec qui on allait tous ensemble à la messe de minuit en carriole, emmitouflés dans de grandes peaux de mouton et d'ours. Comme ils sont loin ces Noëls-là mais je m'en souviens... Quand maman vivait, durant ses dernières années, elle nous recevait soit à Noël ou au Jour de l'An, mais jamais tous ensemble, car plusieurs déjà dans notre famille n'arrivaient pas à se sentir. Donc si Untel y allait, bien un autre Tel n'y allait pas et vice-versa, en avant la musique. Famille de fous ! Tous des hypocrites pour la plupart. Personne ne disait jamais rien contre personne, mais on devinait tout pas leur absence lors de notre présence, et encore vice-versa et en avant la bastringue !


 Ca a duré pendant des années comme ça, jusqu'à ce que maman meure. Pauvre maman, elle aussi, aurait bien aimé tous nous voir en même temps, mais elle ne pouvait pas car sinon il y aurait eu de la chicane. Je l'entendais souvent dire : "C'est d'valeur hein, y manque juste Unetelle avec son mari pis ses enfants et on serait tous là !" Ou bien encore : "Untel ne peut pas venir car les enfants sont malades "Ca c'était l'excuse classique # 1 pour se dérober aux yeux de maman. Ha ces Noëls! Beaux souvenirs quand même car mes parents y étaient,  mais c'était quand même assez triste pour tous quand j'y pense bien...

Puis en 1987... Maman nous a quitté pour un monde meilleur à l'âge de 61 ans. "Pauvre maman, comme tu as souffert avant ta mort, tellement que lors de ton départ même si j'ai eu beaucoup de peine, j'en ai éprouvé un tel soulagement pour toi, au moins tu ne souffriras plus là où tu es." Donc, depuis la mort de maman, fini les rassemblements de famille. Niet, plus pan toute, changez de côté on s'est trompé. Moi aussi j'ai reçu ma famille durant un certain temps, mais c'était seulement mes enfants avec leur conjoint et leurs enfants. Puis par la suite je suis déménagée à l'extérieur, donc plus de visite de personne, car j'habitais trop loin pour eux. Eille! 2 heures de route une fois par année ça tue le monde ça hein ? Ben cou donc, restez donc chez vous d'abord. Saluez votre compagnie et swignez-là.


Puis je suis revenue dans ma région natale à l'automne 1994, mais tout avait tellement changé. Je ne m'y reconnaissais plus, et encore aujourd'hui je m'y sens comme une véritable étrangère, et je n'arrive pas à m'intégrer ici dans cette région de la Mauricie, car je trouve que c'est tellement froid comme mentalité, et c'est tellement différent de ma belle Estrie où j'avais immigré, et dont je m'ennuie tant des beaux paysages et des gens chaleureux. La même année, soit en 1994 je suis également devenue une personne seule, car je venais de rompre avec mon dernier conjoint qui était parti vivre en Gaspésie pour les besoins de son travail disait t'il. Mais moi je sais que c'était aussi une façon habile pour s'éloigner de moi, car il disait souvent que l'on était si différent lui et moi. Oui bien sûr que l'on l'était, et c'est d'ailleurs pour ça que moi je l'aimais, car ne dit t'ont pas que les contraires s'attirent comme des aimants ?

J'ai eu beaucoup de peine à son départ, et c'est un peu pour ça que je suis revenue à mes sources, car je croyais combler mon manque d'affection avec ma famille. Mais ce ne fut pas le cas hélas, car ma famille elle aussi avait beaucoup changé. Moi qui avais tellement hâte de tous les revoir vu qu'ils m'avaient terriblement manqué. Mais mon retour au bercail en fut tout autrement, et encore une fois pour la énième fois dans ma vie, je me sentais encore rejetée et de trop. C'est la valse de Noël qui continue, un et deux et trois. Être seule, c'est déjà assez difficile, mais être seule dans le Temps des Fêtes, surtout la veille de Noël et du jour de l'An, ça c'est quelque chose. Il faut le vivre pour le comprendre, même si c'est dans la tête que ça se passe, c'est dans le fond du coeur que ça fait mal en maudit, je te l'assure...

Maudites Fêtes, que je déteste donc ça, tu peux pas savoir comment. Pas pour les autres non, mais pour moi. Quant à moi ce que j'aimerais faire si ce serait en mon pouvoir, ce serait de m'endormir à la fin de l'automne, et me réveiller seulement rendue au printemps avec les p'tits bourgeons au bout des branches, et entendre à nouveau couler les ruisseaux ainsi que le merveilleux chant des oiseaux. Ouf ! Moi quand l'hiver se pointe, je commence à entrer en léthargie, et rendue aux Fêtes je me sens presque mourir, et je me demande bien comment je vais faire pour survivre jusqu'au printemps, et je prie pour en avoir la force.

Cette année, j'aurais tellement envie de partir et de fuir très loin comme à Cuba par exemple... Mais avec tout ce qui se passe dans le Monde à l'heure actuelle, mon voyage ne sera alors que virtuel, c'est mieux que rien ! Donc, je passerai les Fêtes sur le Web avec mes amis(es), car c'est vraiment tout ce qu'il me reste vu que même mon site chez Homestead (fermé maintenant) me fait la gueule de bois, et qu'il n'est désormais disponible qu'une vingtaine de jours par mois, à cause du trop grand nombre de visiteurs. Il faudrait que je paie encore une somme considérable pour augmenter mon trafic. Ca aussi ça m'écoeure pas mal...

Quoiqu'il en soit, je parle et je parle, mais je pense que j'en ai assez dit pour aujourd'hui, car cette année je me console en pensant à tous ces malheureux à travers le Monde, qui souffrent ou qui meurent pour des prises de pouvoir ou qui crèvent de faim ou de froid, c'est à eux que je vais penser lorsque sonnera minuit la veille de Noël, alors je ne serai plus seule complètement puisque l'énergie Universelle nous rassemblera tous. Merci de m'avoir lue car ça fait tellement de bien de te parler tu sais. Et la veille des Fêtes, pense à moi si tu le peux aussi, car je serai là si loin de toi et pourtant si près dans mon coeur rempli d'AMOUR...

 
Ton amie Mirage xxx 


.


J'allumerai la "Lampe de mon coeur" à Noël, pour toutes les personnes qui sont oubliées un peu partout dans le Monde, qui souffrent et qui pleurent en cette triste nuit de Noël, tout comme moi !
.


Les enfants oubliés traînent dans les rues
Sans bruit et au hasard
Ils ont froid, ils ont faim, ils sont presque nus
Et leurs yeux sont remplis de brouillard

Comme une volée de pauvres moineaux
Ils ont pour rêver le bord des ruisseaux
Recroquevillés, sous le vent d'hiver
Dans leur pull-over de laine mitée

Ils ont pour s'aimer d'un naïf amour
La fragilité des mots de velours
Ils ont pour palais tout un univers
Dans les courants d'air des vastes cités

Les enfants oubliés, traînent dans les rues
Tout comme de petits vieux
Ils ont froid, ils ont faim, ils sont presque nus
Mais ce sont les enfants du Bon Dieu
Oui, ce sont les enfants du Bon Dieu


                      Gilbert Bécaud

 

Pour envoyer cette page !


< Menu           Retour >


L'image utilisée est ©Unicornst